Hypnotiseur vs hypnothérapeute

Être simplement en état d’hypnose, sans stratégie thérapeutique associée, n’apporte souvent qu’une relaxation, certes bienfaisante, mais passagère. Pour autant, cela ne traite aucune problématique.

Les thérapeutes qui utilisent l’hypnose comme outil d’intervention, n’emploient habituellement pas le terme « hypnotiseur » pour désigner leur pratique, mais plutôt hypnothérapeutes ou hypno-thérapeutes.
Le mot hypnotiseur désigne davantage les personnes utilisant un autre type d’hypnose, appelée aussi « hypnose de rue » ou « hypnose de spectacle » n’ayant pas de vertu thérapeutique en soi.
Dans les deux cas, il s’agit effectivement d’induire cet état hypnotique, appelé transe, mais là s’arrête la ressemblance entre les disciplines.
L’hypnose de spectacle fonctionne bien, sur moins de 30% de la population. Le pré-requis est un très haut niveau de suggestibilité du sujet et sa totale adhésion à se laisser « commander » afin d’exécuter les actions demandées par l’hypnotiseur : par exemple tenir allongé, le corps raide entre 2 chaises, appelée catalepsie du corps.
L’hypnose thérapeutique, quant à elle, consiste à profiter de la transe hypnotique pour s’adresser au subconscient de la personne visant à déclencher les changements désirés. L’hypnothérapeute intègre sa stratégie via les interventions personnalisées mis en oeuvre à chaque séance, activant les ressources endormies de « l’hypnotisé » pour libérer ses forces de guérison intérieure.

Faculté naturelle de notre cerveau, l’état d’hypnose à usage thérapeutique est accessible à tous, de l’enfant à la personne âgée, à l’exception de certaines pathologies psychiatriques dont je vous invite à prendre connaissance dans l’article « Contre-indications à la pratique de l’hypnose ».

 

 

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